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Zoom sur Annihilator (Part one)

Zoom sur Annihilator (Part one)
Si vous lisez régulièrement ce blog, vous savez à quel point je suis fan d'Annihilator!

Plus qu'un groupe de thrash basique à la Slayer (désolé pour les fans mais c'est sincère...), Annihilator est un combo qui n'hésite pas à mélanger les influences (heavy-metal, speed, thrash, progressif, jazz, flamenco) pour un résultat aussi passionnant que férocement original.

Il faut dire que Jeff Waters (la tête pensante et le guitariste du groupe) n'a pas d'égal pour tricoter les riffs et les solos les plus fous. Bientôt vingt ans que ce génie de la six-cordes s'obstine dans l'art de rendre son heavy-speed toujours plus fou et technique. Mais attention, Annihilator est tout sauf un groupe de bourrin. Là où d'autres se contentent de répéter inlassablement les mêmes recettes brutales depuis des décennies ( suivez mon regard...), Waters n'hésite pas à proposer des breaks et morceaux hors-normes qui enrichissent considérablement son thrash, pourtant déjà bien épicé à la base. De quoi réconcilier les amateurs de speed et de progressif.

Pour vous faire une petite idée des multiples facettes d'Annihilator, rien de tel qu'une petite critique de l'intégralité du catalogue des Canadiens!

Metal (2007)

Le nouvel album d'Annihilator, sobrement intitulé Metal, est une nouvelle fois une réussite exemplaire. On se demande comment le gang de Jeff Waters arrive à nous offrir des albums de qualité tous les ans ou presque. Cette fois-ci, la barre est placée encore plus haut que d'habitude. En effet, pour la première fois de sa carrière, Waters a fait appel à une nuée de guests variées (voir la tracklist) qui donnent un côté différent au son et aux compos.

Résultat des courses, si les guitares et l'univers d'Annihilator demeurent parfaitement identifiables dès les premières notes, certains morceaux pourraient presque être taxés d'expérimentaux tant ils détonnent par rapport à ce que le groupe a l'habitude de proposer .Couple suicide est par exemple le titre le moins "Annihilatorien" de l'album! Les vocaux black et l'ambiance mélancolique s'avèrent pour le moins surprenants la première fois. Au fil des écoutes, on se rend pourtant compte qu'il s'agit d'une chanson magnifique et totalement envoûtante. D'autre titres tels que Smothered possèdent eux-aussi une touche assez particulière. Ce morceau se distingue notamment par son petit passage au synthé très sympa et original qui lui donne petit côté futuriste.

A côté de ces quelques nouveautés, il faut bien se rendre à l'évidence, Annihilator, ça bastonne et sa joue toujours aussi sévère! Aux guitares, Jeff Waters est tout bonnement impérial, bien épaulé par les parties de batteries incroyables de Mike Mangini, davantage mis en valeur que sur All for you (2004). Ses interventions à la double sur Army of one et Downright dominate sont à tomber par terre!

Ajoutez à cela des solos lumineux, une production puissante et claire, des compos en béton, un chant varié, des morceaux à la fois speed (Chasing the high, Haunted), groovy (Operation annihilation, Détonation) ou plus atmosphériques (Couple suicide) et vous obtiendrez sans problème l'un des disques les plus aventureux et explosif du combo Canadien.

Annihilator ou la rolls du thrash!

Note: 85/100
Production: 80/100

1. Clown Parade – feat. Jeff Loomis (Nevermore)
2. Couple Suicide – feat. Danko Jones (Danko Jones) & Angela Gossow (Arch Enemy)
3. Army Of One – feat. Steve ´Lips` Kudlow (Anvil)
4. Downright Dominate – feat. Alexi Laiho (Children Of Bodom)
5. Smothered – feat. Anders Bjørler (The Haunted)
6. Operation Annihilation – feat. Michael Amott (Arch Enemy)
7. Haunted – feat. Jesper Strømblad (In Flames)
8. Kicked – feat. Corey Beaulieu (Trivium)
9 . Detonation – feat. Jacob Lynam (Lynam)
10. Chasing The High – feat. William Adler (Lamb Of God)


Schizo deluxe (2005)

Schizo deluxe a la lourde tâche de succéder à l'excellent All for you, pur chef d'oeuvre de heavy-thrash mélodique! Alors qu'en est-il de ce nouvel opus qui sort très peu de temps après son prédécesseur?

Et bien, on peut dire que malgré un certain côté répétitif (de nombreux riffs ont un goût de déjà vu!) Jeff Waters a une nouvelle fois parfaitement réussi sa mission. Tous les titres vont droit au but sans aucune fioriture. Ici, point de balades ni de morceaux trop complexes, juste quelques brûlots thrash qui prouvent à quel point le groupe est bel et bien le meilleur lorsqu'il s'agit de jouer vite et bien. Au départ, je dois avouer que le côté uniforme et brut de décoffrage de ce nouvel album m'a un peu déçu. Mais au fil des écoutes, j'ai appris à apprécier la qualité de disque qui est un peu le petit frère de Waking the fury de par son côté ultra-speed et old-school.

Cette fois-ci, le mot d'ordre est EFFICACITE à tous les étages!
Que ce soit l'ultra-speed Dive, le groovy et très Metallica Like father, like gun, l'envoûtant Clare (qui aurait pu figurer sur Alice in Hell), le refrain entêtant de Invite it, le puissant Maximum Satan, le rageur Plasma Zombie, tous les morceaux font mouche et entrent dans la tête comme un virus mortel!

Du côté des musiciens et de la production (très supérieure à celle d'All for you), c'est aussi du tout bon. Dave Padden chante de mieux en mieux, le nouveau batteur remplit parfaitement son nouveau rôle de pieuvre à douze bras. Quant à Jeff Waters, il montre une nouvelle fois que sa réputation de meilleur guitariste de thrash n'est pas usurpée.

Finalement, le seul défaut de Schizo deluxe réside dans son côté peu aventureux et très classique.
Après l'hétéroclite et progressif Allf or you, Waters semble vouloir revenir à quelque chose de plus "in your face". De côté là, l'album ne décevra personne, c'est une vraie tuerie!

Note: 80/100
Production: 85/100

1. Maximum Satan
2. Drive
3. Warbird
4. Plasma Zombies
5. Invite It
6. Like Father, Like Gun
7. Pride
8. Too Far Gone
9. Clare
10. Something Witchy


All for you (2004)

All for you marque une date importante dans l'histoire d'Annihilator.
Nouveau chanteur, Dave Padden, qui succède à l'excellent Joe Comeau, nouvelle maison de disque (AFM) et enfin, un nouvel album qui, selon les dires de Jeff Waters, sera le meilleur et le plus important du groupe depuis Alice in Hell. Lorsqu'on écoute le CD pour la première fois, on se dit que Waters avait une nouvelle fois raison. Pourtant, donner un successeur valable au génial et furieux Waking the fury n'était pas une chose évidente! Et pourtant, le pari est réussi haut la main.

Comme toujours avec Annihilator, l'album est puissant, speed et technique mais contrairement à Waking the fury, il s'aménage quelques breaks et autres balades qui lui donnent une tonalité vraiment particulière. Cependant, malgré sa grande variété et son côté hétéroclite, l'album demeure d'une grande cohérence sur la durée.

All for you démarre l'album d'une façon classique et efficace. D'entrée, on constate que le nouveau chanteur a une voix capable de couvrir plusieurs registres. Rien de spécial à signaler hormis un refrain qui fait un peu penser à du Tears for Fears!
Il faut attendre le titre suivant pour que la machine se lance réellement. Dr Psycho est en effet un morceau dans la plus pure tradition du groupe. Une entrée en matière mélodique, des harmoniques, une mélodie soignée, des breaks de folie et enfin, une guitare qui en met plein la vue!
Demon dance, l'un des morceaux les plus speed du disque, nous prouve qu'Annihilator est toujours le maître du thrash agressif mais mélodique. Ce morceau permet à Mike Mangini de montrer toute l'étendue de son talent derrière ses futs!
Changement de registre avec The One qui est une balade absolument superbe aux arrangements raffinés.
Retour au heavy avec le titre Bled, qui n'est pas sans rappeler le Metallica de Load, la prise de tête en moins! Rien à dire, ce morceau possède un groove et une hargne imparables.
Plus ambitieux est le titre suivant, Both of me, mon morceau préféré de l'album. Tout y est: une intro magique qui donnerait presque des frissons, une montée en puissance remarquable, des vocaux tantôt clairs, tantôt brutaux, des riffs implacables, un solo mémorable. Un titre qui renoue avec le Annihilator épique de Never Neverland.
Rage absolute est quant à lui un titre speed et bourrin qui fait du bien par où il passe! Une nouvelle fois, la performance de Mangini est remarquable!
Retour à la balade avec Holding on, le petit frère de The One, un très joli titre qui montre que le romantisme et la délicatesse ne sont pas forcément incompatibles avec l'univers du heavy-thrash!
Mais que les plus bourrins se rassurent, le combo Canadien revient aux hostilités avec The nightmare Factory, un titre incontournable et surpuissant basé sur des riffs dantesques!
The sound of horror a quant à lui la dure tâche de conclure l'album, chose qu'il fait correctement malgré son côté un peu répétitif et balourd. Dans le genre instrumental, avouons que Jeff Waters a déjà fait mieux.

Conclusion, All for you est un album remarquable qui prouve qu'Annihilator écrase toute forme de concurrence dans le domaine du heavy-thrash. Tour à tour brutal, mélodique, épique, baroque, cet album possède un univers et une ambiance envoûtants qui nécessitent plusieurs écoutes attentives avant d'en saisir toute la substantifique moelle!

Note: 88/100
Production: 77/100

1. All For You
2. Dr. Psycho
3. Demon Dance
4. The One
5. Bled
6. Both Of Me
7. Rage Absolute
8. Holding On
9. The Nightmare Factory
10. The Sound Of Horror


Waking the fury (2003)

Cette fois-ci, le gang de Waters a vraiment décidé de lâcher les chiens! C'est bien simple, jamais un album d'Annihilator n'a été aussi brutal et sans compromis que celui-là. Direct, sans fioriture, Waking the fury met KO dès le premier round. Mais le pire dans tout ça, c'est que c'est tellement bon c'est qu'on en redemande!

Premier constat, le son de gratte est ENORME.
Plus crade que d'habitude, limite industriel, il monopolise quasiment tout l'espace sonore de l'album. Après un Carnival Diablos assez traditionnel dans sa production, il paraît évident que Waters a voulu se réinventer sur cet opus. Personnellement, j'adore!

Second constat, les morceaux sont tous mortels.
Que ce soit l'écrasant Ultra-Motion, le groovy Torn, le titanesque My Precious Lunatic Asylum (au break et au solo d'anthologie!), le speedé Striker, le très AC/DCien Nothing to me, l'inquiétant et opressant Fire power , tous les titres sont incontournables et jouissifs. Dopés par l'excellente performance de Randy Black à la batterie (qui avait déjà sévi sur Refresh the demon et King of the kill) et par les interventions magiques de Waters, ils sont tous appelés à devenir des classiques du genre ou presque.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, les vocaux de Joe Comeau sont encore meilleurs et plus variés que sur l'opus précédent! Quel dommage qu'il ne soit pas resté plus longtemps au sein du groupe, je suis persuadé qu'il aurait pu lui apporter encore plus...

N'en jetez plus, comme vous l'avez déjà compris, Waking the fury est un must du heavy-thrash moderne. Magnifié par une production très réussie et puissante, regorgeant de rythmiques et de solos d'une grande inventivité, transcendé par des musiciens qui connaissent leur boulot sur le bout des doigts, il prouve de la plus belle manière qui soit qu'Annihilator devrait être le numéro 1 du genre!

Note: 86/100
Production: 87/100


1. Ultra-Motion
2. Torn
3. My Precious Lunatic Asylum
4. Striker
5. Ritual
6. Prime-Time Killing
7. Blackest Day
8. Nothing to Me
9. Fire Power
10. Cold Blooded
11. Shallow Grave (Live)
12. Nothing to Me (Radio)


Carnival diablos (2001)

Comme souvent chez Annihilator, le nouveau cru apporte son lot de changement de personnel!
Exit le très criard Ramy Rampage, revenu le temps d'un album (Criteria for a black Widow), place à un nouveau venu aux vocaux, l'ex-Overkill Joe Comeau. Pour une première performance, il n'a pas à rougir, sa voix est à la fois puissante et mélodique, en parfaite adéquation avec le style touche à tout du combo.

Autre changement notable, là où Criteria donnait dans le pur thrash à l'ancienne, Carnival Diablos se veut davantage un hommage aux influences qui ont marquées Jeff Waters. Lorsqu'on y regarde de plus près, on se dit que Denied aurait parfaitement pu être écrit par Judas Priest, Battered par Metallica, Swallow Grave par AC/DC, Epic of war par Iron Maiden, Hunter Killer par Slayer etc etc
Mais au-delà de la compilation-hommage sans grand intérêt à laquelle aurait pu ressembler le CD, Jeff Waters a brillamment réussi à incorporer toutes ces influences à son propre univers. Dès lors, tous les morceaux sonnent comme du Annihilator pur jus!

On aurait cependant tort de réduire Carnival Diablos à un album compilatoire car il réserve aussi quelques petites surprises comme le très réussi, Insomniac, un titre aux arpèges et aux harmoniques typiquement Annihilatoresque. Et si vous avez la patience d'attendre la fin du dernier morceau de l'album, vous décourvrirez Chicken and Corn , une chanson hilarante qui révèle le côté punk et déconneur du groupe!

Si le songwriting est très réussi et varié, force est de constater que les musiciens sont une nouvelle fois à leur affaire. Waters se montre comme d'habitude impérial, multipliant les riffs et les solos incisifs, Ray Hartman martèle ses futs avec le talent qu'on lui connait, Russell Bergquist apporte le groove et la technique nécessaires à la basse.

Au final, Carnival Diablos est sans aucun doute l'un des meilleurs albums d'Annihilator.
Beaucoup plus varié et hard-rock que son prédécesseur, il relance brillamment la carrière internationale du combo, un peu moribonde au milieu des années 90.
Ceux qui avaient enterré le groupe après King of the Kill en seront pour leur frais, Annihilator est ici meilleur et plus solide que jamais!

Note: 85/100
Production: 80/100


1. Denied
2. The Perfect Virus
3. Battered
4. Carnival Diablos
5. Shallow Grave
6. Time Bomb
7. The Rush
8. Insomniac
9. Liquid Oval
10. Epic of War
11. Hunter Killer
12. Chicken and Corn


Criteria for a black widow (1999)

Criteria for a black widow peut être à juste titre considéré comme le digne successeur d'Alice in Hell.

Les retours du chanteur Randy Rampage et du batteur Ray Hartman y sont évidémment pour beaucoup. Mais il n'y a pas que ça. Après un Remains très axé industriel, on sent l'envie de Waters de revenir à une vrai notion de groupe et surtout, au style thrash des premières années. Car reconnaissons que les trois derniers albums, aussi bons soient ils, avaient passablement dérouté les fans de la première heure!

Et vous savez quoi? Ca marche à fond la caisse!
En cette periode de disette et de médiocrité pour le metal (les groupes néo envahissent de plus en plus le marché-beurk!-), Criteria for a black widow ferait presque figure de rescapé. Pour ma part, je trouve même cet album meilleur qu' Alice in Hell!

La première partie de l'album est une pure tuerie.
Les deux morceaux qui ouvrent le disque ( Bloodbath, Back To The Palace) sont des morceaux de speed décapants aux rythmiques et aux breaks de folie! Les nombreux clins d'oeil au passé de Back to the palace sont très réjouissants. Punctured enfonce le clou d'un heavy cataclysmique et technique. Ce titre est tout simplement un chef d'oeuvre. Criteria for a black widow , un morceau assez baroque, permet à Randy Rampage de se déchainer et de nous offrir une performance aussi agressive qu'hallucinante. Schizos est quant à lui le petit frère de l'instrumental que l'on trouvait déjà sur Alice in Hell. Sauf qu'il est carrément meilleur! Les riffs saignants de Waters sont parmi les plus rapides que j'ai entendus. Et je ne vous parle même pas du solo, à vous dégoûter de vous mettre à la guitare!

La suite est de bonne qualité même si l'on regrette un petit côté répétitif et moins travaillé. Sonic Homicide (qui porte très bien son nom!) et Mending (un joli morceau instrumental très atmosphérique) se détachent quand même du lot.

Si je ne me trompe pas, il me semble que c'est l'album d'Annihilator que j'ai le plus écouté dans ma vie. Les 5 premiers titres pourraient faire office de best-off tellement ils sont bons!
Difficile de rester de marbre devant ce déluge de technique, de brutalité, de breaks ingénieux, de vocaux agressifs et de double-grosse caisse.
Un must have pour tous les fans de thrash technique et survitaminé.

Note: 84/100
Production: 74/100


1. Bloodbath
2. Back To The Palace
3. Punctured
4. Criteria For A Black Widow
5. Schizos (Are Never Alone) Part III
6. Nothing Left
7. Loving The Sinner
8. Double Dare
9. Sonic Homicide
10. Mending


Remains (1997)

Contrairement à ce que son titre laissait supposer, Remains n'est pas une compilation de fond de tiroir mais bel et bien le nouvel album d'Annihilator. A l'époque, le groupe (enfin groupe, c'est vite dit car Jeff Waters est pratiquement seul aux commandes!) traverse une passe très difficile. Il faut dire que les temps ne sont pas propices au metal traditionnel. Il n'y a donc rien d'étonnant à ce que ce disque ne ressemble à aucun de ses petits frères!

Faut-il voir dans le style "moderne" de Remains la volonté de Jeff Waters de ne pas disparaître de la scène internationale? Sans doute. Mais quelles qu'aient été les motivations du guitariste et leader du combo, il faut avouer que Remains est loin d'être l'album calamiteux que beaucoup de personnes ont vu en lui à l'époque de sa sortie!

Car si quelques boites à rythme ont fait leur apparition de ci de là (on va dire sur une petite moitié du CD), Remains demeure un pur disque de thrash survitaminé comme seul sait les concevoir Annihilator.

Premier brûlot, Murder, oeuvre dans le metal moderne et hypnotique, limite industriel. Passé l'effet de surprise, il faut reconnaître que ce morceau est tout à fait plaisant. Les vocaux de Waters (et oui, il est aussi au chant!) sont plaisants et nuancés. Le son de guitare est très puissant, bien aidé par une production précise et claire. Le titre suivant, Sexecution, fait un peu penser à du Rob Zombie! Groovy, presque dansant, ce morceau est une franche réussite. A condition de ne pas être allergique à son aspect industriel et glacial! Dans le même genre, No love est nettement moins agréable. Le côté robotique, un peu trop mis en avant cette fois-ci, devient vite répétitif et lassant. Les choses s'améliorent grandement avec le très heavy Never, un morceau aux rythmiques et aux solos en béton armé. Fin de la première partie de l'album avec Human Remains, une chanson très réussie au son de guitare crunchy limite crade. Ca va à 100 à l'heure et c'est très jouissif!

Les titres suivants marquent le retour à quelque chose de beaucoup plus tradtionnel. On sent que Waters a voulu couper la poire en deux pour ne pas perdre ses fans les plus intégristes!
Il y a du speed (Tricks And Traps), de l'ultra-speed (Reaction!), du heavy-thrash (Dead Wrong, et son solo dévastateur!) et des morceaux un peu modérés limite atmosphériques ( Wind, I want).
Remains s'achève avec Bastiage, un instrumental aux riffs acérés mais malheureusement un peu trop répétitifs voir lourdauds. Dommage.

Remains est un album à redécouvrir d'urgence. Sans être l'un des meilleurs disques du combo, il prouve une nouvelle fois qu'Annihilator est capable d'exceller dans de nombreux styles sans jamais devenir ringard ni pompeux. L'excellence de sa production, les parties de guitare brillantes de Jeff Waters et la bonne tenue du Songwriting en font un bon album de thrash moderne.

Note: 76/100
Production: 84/100


1. Murder
2. Sexecution
3. No Love
4. Never
5. Human Remains
6. Dead Wrong
7. Wind
8. Tricks And Traps
9. I Want
10. Reaction
11. Bastiage


Refresh the demon (1996)

Refresh the demon est un album auquel je suis très attaché puisque c'est grâce à lui que j'ai découvert Annihilator. Sans vouloir dévaloriser Judas Priest (que j'aime beaucoup), je me souviens qu'à l'époque, j'avais acheté ce Cd avec Defenders of the faith et que ce dernier n'avait pas vraiment fait le poids face à l'ogive nucléeaire ici chroniquée!

C'est bien simple, Refresh the demon m'a mis l'une des plus méchantes claques de ma vie!
Cet album est si puissant, si heavy, si bien arrangé qu'il écrase absolument tout sur son passage. Alors, même si avec le recul, ce n'est pas le meilleur cru de Jeff Waters (qui fait pratiquement tout sur cet album, vocaux compris), il faut quand même avouer qu'il possède de sacrés qualités.

Tout d'abord, la production est l'une des plus puissantes que j'ai entendues. Très live, elle fait la part belle aux basses, vrombissantes, à la batterie, épileptique et surtout, aux guitares, plus affutées et incisives que jamais. Une vraie prouesse technique lorsque l'ont connait les difficultés financières du groupe au moment de l'enregistrement.

Second constat, Jeff Waters chante décidément toujours aussi bien. Les progrès accomplis depuis King of the kill sont tout à fait appréciables. Sa voix, puissante et éraillée, sert à merveille des compositions thrashisantes confondantes d'efficacité, véritables écrin d'un métal cataclysmique mais mélodique! De ce côté là, la déception n'est pas de mise puisque les onze titres, bien que légèrement inégaux, proposent tous une mélodie, un chorus, une ambiance ou bien encore des riffs qui restent gravés dans la tête dès la première écoute.

Parmi les titres les plus dévastateurs, signalons Refresh the demon, LE morceau speed incontournable, Syn Kill 1 et ses riffs de bûcherons, A man called nothing et son chorus jazzy en guise de break (!), le rouleau compresseur Ultraparanoia, Voices and victim et ses rythmiques presque rock et enfin, Innocent eyes, l'incontournable ballade, cette fois-ci dédiée au fils de Jeff Waters! Le reste oscille entre le heavy, le thrash et le metal presque punkysant! (Anything for money).

Même si certains reprocheront au disque son côté froid et l'absence d'un véritable groupe derrière Waters, reconnaissons que le guitariste homme-orchestre réussit une nouvelle fois son pari haut la main.

Note: 80/100
Production: 82/100


1. Refresh The Demon
2. Syn. Kill 1
3. Awaken
4. The Pastor Of Disaster
5. A Man Called Nothing
6. Ultraparanoia
7. City Of Ice
8. Anything For Money
9. Hunger
10. Voices And Victims
11. Innocent Eyes






# Posté le lundi 01 octobre 2007 10:42

Modifié le mardi 16 octobre 2007 12:38

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